Selon les chiffres de l’OIM, 42 900 exilés sont arrivés en Italie en traversant la Méditerranée, originaires pour la plupart de Syrie, de Somalie et d’Érythrée. L’Italie a 60 millions d’habitants, l’Union européenne 500 millions. On est loin d’un tsunami.

Combien d’entre eux ont suivi la route de l’Angleterre et sont arrivés sur les rivages de la Manche et de la Mer du Nord ? Une évaluation précise est difficile, mais en partant du nombre de personnes de ces nationalités présentes dans les campements et d’une estimation du temps moyen qu’il faut pour réussir à passer en Grande-Bretagne, on peut oser de l’ordre d’une millier de personnes, 1500 au maximum. De l’ordre de 3% des personnes arrivées en Italie.

Un ordre de grandeur qui tord le cou à la légende que l’attractivité de « l’Eldorado » britannique exercerait sur les migrants.

Et qui interroge à la fois sur notre incapacité à les accueillir (la France, 66 millions d’habitants), et sur les moyens disproportionnés mis en œuvre par le Royaume-uni (63 millions d’habitants) pour se protéger d’eux.

 

 

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