Ce ne sont pas encore les rescapés du dernier naufrage sur les côtes de Lampedusa qui arrivent à Calais, mais nous verrons probablement certains d’entre eux dans les prochaines semaines. Mais l’augmentation des arrivées à Lampedusa se traduit ici avec quelques semaines de décalages. Le nombre d’Érythréens et d’Éthiopiens augmente dans tous les camps de la région, et ce sont bien les rescapés de traversées trop souvent meurtrières de la Méditerranée, après être passés par les camps libyens.

 

Comme les réfugiés syriens, on ne peut qu’être frappé par le contraste entre le discours compassionnel des responsables politiques et la réalité de l’accueil en Europe.

 

À Calais, la plupart des Érythréen-ne-s et des Éthiopien-ne-s habitent un squat insalubre qui peut être expulsé d’un jour à l’autre – un arrêté d’insalubrité ayant été affiché. Une partie des femmes et des enfants est hébergée dans un squat ouvert par le mouvement No Border, qui joue depuis plusieurs années le rôle de service social, l’État n’assumant pas ses obligations. Là aussi la mairie pousse à l’expulsion.

 

Ceux est celles qui remontent directement d’Italie après leur traversée sont souvent sans argent. Ils et elles tentent donc de passer par les moyens les plus risqués.

 

Un exilé érythréen est mort il y a deux nuit en essayant d’entrer à la nage dans le port. Un petit encadré dans la presse locale, et il rejoint la centaine de personnes mortes à cette frontière depuis la fermeture du centre de Sangatte.

 

 

Publicités