Ce petit campement est un résultat de la campagne d’expulsions de l’automne dernier, qui avait débuté le 5 septembre par l’évacuation du squat de la rue Mouron, habité par des exilés de Syrie et d’Afrique de l’est.

Après des expulsions en série, un petit groupe d’exilé a trouvé à s’abriter sous une halle ouverte d’une usine abandonnée, derrière le chantier d’un supermarché. Ils n’embêtaient personne, ni les propriétaires, ni les ouvriers du chantier, ni les vigiles, et personne ne les a embêtés.

Mais le chantier arrive à sa fin, et une clôture est en cours d’édification, qui va fermer le site de l’ancienne usine. Les exilés, qui sont actuellement une dizaine, Égyptiens et Syriens, dont certains sont peut-être mineurs, ont été informés qu’ils devraient quitter les les lieux prochainement. Aucune décision d’expulsion ne leur a été signifiée, mais une intervention de la PAF pour leur faire quitter les lieux serait prévue pour le début de la semaine prochaine.

Malgré les ouvertures faites par la préfecture à l’occasion de la visite à Calais du ministre de l’intérieur, on ne voit pour cette expulsion aucune concertation, aucun diagnostic de la situation, aucune mesure de relogement. C’est pourtant la démarche prévue par la circulaire du 26 août 2012 envoyée à tous les préfets et signée par sept ministres.

 

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