La concertation avec les associations pour le relogement des habitantes du squat de la rue Victor Hugo, annoncée par le préfet, se fait attendre. Le temps passe vite, les occupantes ont été mises en demeure de quitter les lieux avant le 20 février. On est aussi sans nouvelle de la concertation annoncée pour un diagnostic des besoins des habitants des différents campements de la région, pouvant déboucher sur la création de « maisons des migrants ».

Pendant ce temps-là, sur le terrain, le harcèlement policier continue. Destructions de tentes et disparition des affaires personnelles à la Jungle des Soudanais. Fermeture d’un bâtiment habité par un groupe d’exilés soudanais, les effets personnels étant enfermés à l’intérieur. Rafles au petit matin au campement de la rue Lamy, avec arrestations et placements en rétention. Réveils matinaux plus ou moins brutaux par la police pour compter les habitants d’un campement. Visites de la police pour photographier. Présence policière dissuasive autour du lieu aménagé pour la distribution des repas, aux heures des repas. Contrôles au faciès sur la voie publique et dans les lieux publics.

Depuis dix ans, encore et toujours.

 

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