Nous avons appris par le syndicat CFDT de la Chambre de commerce et d’industrie de Calais que la sécurisation de la frontière britannique ici représentait 210 emplois directs.

Ce qui veut dire qu’il y a de l’argent pur payer 210 personnes : est-ce qu’on ne pourrait pas réfléchir à son emploi ?

Comme le disent les rapports de la Fondation Abbé Pierre http://www.fondation-abbe-pierre.fr/sites/default/files/content-files/files/rml-nord-pdc-2013.pdf , Calais connait au-delà de la question des exilés d’importants problèmes de mal-logement.

Et si nous avions 210 emplois pour réhabiliter des logements vétustes ou inconfortables, et pour rendre habitable des bâtiments vides, pour que chacun soit logé dans des conditions décentes ?

Calais est profondément touchée par la crise, et de nombreuses personnes se trouvent exclues ou face à des difficultés souvent graves.

Et si nous avions 210 emplois pour renforcer les solidarités et tisser du lien social ?

Calais est le principal point de passage entre le Royaume-uni et le continent européen, c’est aussi une station littoral d’une des régions les plus peuplées de France.

Et si nous avions 210 emplois pour faire de Calais une ville accueillante ?

Puisque l’argent existe pour verser ces salaires, le débat est ouvert pour des emplois utiles à la population, aux visiteurs et aux gens de passage.

 

Publicités