Les douches gérées par le Secours catholique et à l’usage des exilés ont été à nouveau incendiées dans la nuit de dimanche à lundi.

Pas plus tard que jeudi dernier, le préfet du Pas-de-Calais désignait les exilés comme un facteur d’insécurité et comme les responsables de la mauvaise situation économique du centre commercial des 4B, au centre de Calais. Comment s’étonner après plus de dix ans de ségrégation, de criminalisation et de discours stigmatisants de ce type que cela conforte et renforce des réactions de rejet, et que cela provoque des actes comme celui-ci ?

Mais ces douches sont en elles-mêmes une aberration. Implantées en pleine zone industrielle, à l’écart de tout, il faut tous les jours que des bénévoles du Secours catholique fassent la navette en fourgonnette pour emmener et ramener les exilés. Elles ont été implantées là pour reléguer les exilés à la périphérie, tout comme elles ne sont pas ouvertes au reste de la population.

Pourtant, l’aggravation de la pauvreté et du mal-logement fait que des Calaisiens n’ont plus d’eau courante ou d’eau chaude chez eux.

Autrefois, il y avait des bains-douches municipaux, qui permettait à chacun de se laver. C’est à nouveau de cela qu’on a besoin, sans distinction entre migrants et Calaisiens, pour répondre à un besoin commun. En attendant une politique du logement, de l’accueil et de lutte contre la pauvreté, dont on espère qu’elle viendra vite.

 

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