Alors que le préfet parle d’expérimenter des « maisons du migrants », lieux d’accueil dans des conditions dignes, une partie du campement des Soudanais a été détruit par la police mercredi après-midi, les tentes détruites, les effets personnels emmenés on ne sait où.

Rappelons qu’une expulsion, dans des conditions légales, est d’abord une décision signifiée aux occupants. Que la police n’intervient que lorsque ceux-ci refusent de quitter les lieux. Que les occupants peuvent se voir enjoint de démonter des constructions ou des installations illégales, mais que la destruction ne peut pas intervenir d’entrée de jeu. Que les personnes doivent pouvoir emmener leurs affaires personnelles, ou qu’à défaut elle doivent être mises à leur disposition dans un lieu où elles pourront les récupérer.

Si l’État veut aller vers un accueil digne, un premier pas serait de respecter les lois.

 

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