La visite ministérielle a occulté le décès de ce jeune Érythréen dans la nuit du 9 au 10 décembre dernier. Atteint d’une maladie cardiaque qui avait nécessité une intervention chirurgicale, il avait besoin d’un traitement permanent. Fortement affaibli par les deux mois qu’il a passés dans la rue à Calais, il s’est adressé aussi bien aux urgences de l’hôpital qu’à la permanence d’accès aux soins de santé (PASS).

Manque de  traduction, mauvaise compréhension, mauvais diagnostic, il n’a pas pu obtenir le renouvellement du traitement dont il avait besoin.

Si la création d’une PASS à Calais a constitué un progrès en terme d’accès au point et si cette structure a acquis un véritable savoir-faire, on en voit aussi les limites dès lors que les personnes restent plus longtemps et qu’un traitement de fond peut être nécessaire.

La question de l’accès aux soins reste donc posée, et un tel décès doit pouvoir être évité.

 

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