La situation du squat du boulevard Victor Hugo, qui accueille une vingtaine de femmes et d’enfants, dont le jugement d’expulsion sera rendu public demain, met en lumière une partie de l’action du mouvement No Border à Calais.

 

 

À l’hébergement de personnes vulnérables, on peut ajouter la préparation de repas pendant l’été, au moment où les associations calaisiennes prennent un peu de reps, la distribution d’objets de première nécessité, vêtements, couvertures, tentes, mais aussi de vélos (les lieux dans lesquels les exilés doivent se rendre sont incroyablement dispersés dans Calais, et ils peuvent facilement passer leurs journées à marcher d’un point à l’autre) ou de matériel de cuisine pour meilleure autonomie.

 

 

Aussi, une présence dans les lieux de vie, squats et campements, des cours d’anglais ou des informations juridiques, notamment sur la demande d’asile ou les droits des mineurs au Royaume-uni.

 

 

Et puis bien sûr le travail fait autour du harcèlement policier, qui a donné lieu à une première saisine du Défenseur des droits soutenue par une vingtaine d’associations de soutien aux exilés et de défense des droits de l’homme en 2011. Une seconde saisine est actuellement en préparation, en lien avec des associations locales, notamment La Marmite aux Idées.

 

 

Paradoxalement, le débat, sinon sur l’ouverture des frontières, du moins sur les accords franco-britanniques de contrôle aux frontières, parmi lesquels le traité du Touquet est le plus connu, est plutôt porté par d’autres acteurs. Comme le Conseil régional du Nord – Pas-de-Calais qui a voté une résolution demandant sa renégociation, ou certains élus locaux à l’occasion de prises de position publiques. Ou comme les associations de soutien aux exilés qui en débattent également.

 

 

Qu’il s’agisse de faire face et de dénoncer les pires effets de la fermeture de la frontière britannique, ou de proposer d’autres politiques migratoires, l’action se poursuit, tant pour No Border que pour les associations.

 

 

 

 

 

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