Depuis que No Border a un local à Calais, depuis l’automne 2009, celui-ci accueille une partie des exilés parmi les plus vulnérables. Il s’est agit de mineurs rue Monseigneur Piedfort, pendant l’automne et l’hiver 2009 – 2010. Il s’est agit de familles, d’enfants, de femmes, de malades ou de blessés, par la suite.

 

Ces différents lieux qui se sont succédés étaient loués, mais les pressions de la police sur les propriétaires ont toujours rendu la situation difficile.

 

Boulevard Victor un Hugo il s’agit d’un squat, une maison inoccupée depuis plus d’un an. Elle accueille une vingtaine de femmes, dont trois sont enceintes, et quatre enfants. Qui sans cela seraient à la rue.

 

No Border, c’est des jeunes gens venant d’un peu toute l’Europe pour manifester leur opposition à la fermeture des frontières européennes, et s’impliquer concrètement dans la solidarité avec les exilés. Pas toujours facile, quand on est là pour quelques jours ou quelques semaines, d’accueillir dans un lieu sûr, ce qui veut dire tenir à distance les enjeux d’argent et de pouvoir liés au passage. Pas facile non plus d’être face aux situations de souffrance psychologiques dues à l’errance. C’est un véritable travail social qui est fait, sans vraiment préparation ni moyens.

 

Un lieu comme le squat Victor Hugo, c’est bien sûr un toit, sous lequel les conditions restent rudimentaires. Mais c’est aussi ne pas être soumis aux violences de la rue, au harcèlement de la police, et une chance de dire non aux pires abus qui peuvent être liés au passage.

 

Mardi 19 novembre le tribunal d’instance rendra son jugement sur l’expulsion du lieu.

 

La suite ? Elle dépendra du jugement, mais aussi de ce qui se construira avec les associations.

 

 

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