Hier après-midi, pendant l’expulsion du squat de la Rue neuve, un petit attroupement s’est formé à la sortie du centre commercial. Des Calaisiens commentent, « où vont-ils dormir ce soir ? », « c’est scandaleux de les mettre à la rue ». Des jeunes veulent partir en manif. La solidarité n’est pas morte à Calais, contrairement à c que les autorités veulent faire croire.

Hier soir, après le repas, les Érythréens et Éthiopiens se réunissent devant le lieu de distribution des repas entouré par la police, pour discuter de ce qu’ils vont faire et d’où ils vont dormir. La concentration est grande, chacun parle à son tour, le point de vue de chacun est écouté. Leur dignité est la même que celle des Syriens pendant leur occupation dans le port : ils s’étaient adressé au préfet avec la plus grande courtoisie, tout en décrivant en des termes précis leurs conditions de vie et le harcèlement policier. Le sous-préfet passe près du groupe sans un mot ni une parole.

C’est par la brutalité qu’ont répondu les autorités, à leur habitude. Les exilés qui avaient trouvé un nouveau refuge ont été expulsés au petit matin. C’est une nouvelle chasse de plusieurs semaines qui commence.

 

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