L’expulsion d’Hôtel Albania, un ancien hôtel abandonné quai de la Loire, est passée relativement inaperçue. Le propriétaire serait venu et aurait fermé les lieux. Sauf que si les choses se sont bien passées ainsi, il n’avait pas le droit de se faire justice lui-même, et il devait y avoir un jugement d’expulsion. La mairie avait tenté la même chose en avril en mettant en demeure les propriétaire du hangar de la rue Mouron de fermer le lieu et d’en interdire l’accès, sans tenir compte du fait qu’il était habité.

 

Résultat, on apprend que trois Albanais ont été arrêtés en train de fracturer la porte d’un chalet sur la plage, et qu’une quarantaine de chalets ont été ouverts ces derniers temps.

 

Vendredi matin, rafle à la jungle des Afghans, quinze exilés et quatre militants No Border arrêtés. La police y vient plusieurs fois par semaine, y arrête dix à vingt personnes, dont des demandeurs d’asile, qu’elle relâche généralement dans les heures qui suivent.

 

Une commission de sécurité est passée au squat des Érythréens Rue neuve. L’expulsion va sans doute se faire dans le cadre d’un procédure administrative liée à l’insalubrité et au péril imminent. Bien sûr, le lieu étant occupé depuis un an, l’urgence à expulser sera difficile à argumenter, mais la mairie et la préfecture n’en sont pas à un détournement de procédure prêt.

 

 

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Hotel Albania fermé

 

 

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