À nouveau contrôles de police avec palpations corporelles systématiques à l’accès au lieu de distribution des repas hier soir vendredi. Le prétexte : une altercation la nuit précédente qui s’est soldée par des coups de feu et un ou deux blessés, la police ne sait pas trop.

Bien entendu, aucun passeur ne s’est présenté à la fouille avec des revolvers dans les poches. Le but n’a rien à voir avec le prétexte.

Ce genre de dispositif a au moins quatre utilités :

  • il rend visible que les autorités font quelque chose, même si c’est parfaitement inutile ;

  • il stigmatise les exilés et leur violence supposée à un moment où les expulsions et la mise à la rue de dizaines de personnes donne une mauvaise image de la politique menée à leur encontre ;

  • il participe du harcèlement par l’effet dissuasif de la présence policière qui dissuade des exilés de venir manger et les coupe du coup des associations, et par l’humiliation de devoir se faire tripoter pour pouvoir manger ;

  • il décrédibilise les associations, associées à la police, dans un moment où la solidarité est particulièrement nécessaire.

Un énième groupe a été découvert dans un camion citerne de produits toxiques ou irritants, effet des opérations de déguerpissement sur la prise de risque.

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À nouveau contrôle et fouille aujourd’hui samedi à la distribution du midi. Toujours aucun passeur chargé de pistolets.

Pentax Digital Camera

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