Les Syriens et les Africains expulsés la semaine dernière du squat de la rue Mouron se sont dispersés en petits groupes, après avoir été chassés de l’ancien hôpital et d’un bâtiment désaffecté de la rue Mouron, à quelques centaines de mètres de leur point de départ. La plupart dorment dans des buissons, sous des auvents, sous les ponts. Ils se lèvent souvent à l’aube pour éviter d’être délogés.

 

Une partie des Africains sont partis à l’autre bout de la ville, près du Fort Nieulay, où un autre groupe expulsé le 8 juillet des cabanes qu’il avait construites à abri d’un buissons s’était réinstallé dans un bosquet voisin. Tous on été expulsés hier matin, une partie d’entre eux ont été arrêtés. Les effets personnels ont été jetés ordures par les services municipaux.

 

Une partie des expulsions sont illégales. Celle du nouveau squat de la rue Mouron : une procédure de flagrance valable pendant les premières 48h d’occupation a été utilisée alors que le lieu a commencé à être utilisé dès jeudi 5 septembre et a été évacué lundi 9. De même pour le nouveau squat ouvert par des militants de No Border rue des Soupirants vendredi 6 septembre et évacué mercredi 11. La procédure utilisée pour l’expulsion et la destruction du campement près du Fort Nieulay est inconnue.

 

Les cinq Soudanais en instance d’expulsion passent devant la cour administrative d’appel de Douai cet après-midi.

 

Les militants No Border arrêtés lors des interventions de police de ces derniers jours ressortent de garde-à-vue avec un rappel à la loi pour refus de prélèvement d’ADN, ce qui veut dire que la police est en train d’organiser le fichage génétique des opposants à la politique migratoire du gouvernement.

 

 

 

 

 

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