Chassés des bâtiments abandonnés où ils essayaient de s’abriter les expulsés du squat de la rue Mouron dorment dans les buissons, sous des auvents, sous les ponts, partout où ils peuvent trouver un semblant d’abri contre la pluie et contre les regards de la police prête à les déloger.

En marchand dans les rues au matin, on peut voir les camionnettes des services municipaux emporter des couvertures à la déchetterie, souvent après l’intervention de la police, ou des couchages laissés sous un abri dans l’espoir de les retrouver le soir au même endroit.

Des Calaisiens solidaires ouvrent une nouvelle fois leur porte, mais ne peuvent pas accueillir plusieurs dizaines de personnes. Quand au nouveau squat ouvert par No Border, il serait en ce moment même en cours d’évacuation. Expulsion illégale, comme souvent, puisque le délais de flagrance est passé depuis longtemps et qu’aucune procédure judiciaire n’a été entammée.

ImageUne camionnette de la mairie emporte des couvertures trouvées dans un buisson, sans doute après l’intervention de la police. Les couvertures seront jetées à la déchetterie.

 Pentax Digital Camera

Un couchage soigneusement replié et laissé sous un abri précaire.

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