Le Liban est un petit pays de 4 millions d’habitants. Aujourd’hui, il accueille 1 million de réfugiés venus de la Syrie voisine, en proie à la guerre civile. Comme pour la Tunisie accueillant des centaines de milliers de réfugiés pendant la guerre en Libye, la situation n’est certes pas facile, mais elle n’occasionne aucun bouleversement majeur.

 

À l’échelle d’un pays comme la France, ça signifierait l’arrivée de plus de 15 millions de réfugiés. En réalité, quelques milliers de Syriens sont venus se réfugier en France, et quelques dizaines de milliers de personnes y demandent l’asile, toutes nationalités confondues. On est loin d’une invasion, ou de « flux » impossibles à gérer.

 

À l’échelle d’une agglomération comme celle de Calais (un peu plus de 100 000 habitants), ça signifierait l’arrivée de 25 000 réfugiés syriens en un peu plus d’un an. Dans la réalité, ils sont en trente et quarante.

 

Il n’empêche qu’aucun accueil n’a été organisé pour eux, et qu’ils vivent dans un petit préfabriqué sans eau et insalubre. Et que la mairie est impatiente de les en expulser.

 

 

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