Le ramadan vient de s’achever, mercredi était le dernier jour de jeûne, et hier jeudi l’Aïd fitr.

 

La plupart des exilés présents à Calais viennent de pays majoritairement musulmans. Certains pratiquent et d’autres pas, et la religion permet de reporter la période de jeûne en cas de voyage ou de maladie. Mais quel que soit le choix de chacun, la vie de chaque communauté est marquée par le ramadan.

 

À la Beer House, squat ainsi nommé à cause d’un stock de bière abandonné là – c’est un ancien cash and carry, l’espace s’est réorganisé pour faciliter la cohabitation entre ceux qui mangent et ceux qui ne mangent pas, et entre ceux qui boivent de l’alcool et ceux qui n’en boivent pas. Le repas de rupture du jeûne est de toute façon partagé par tout le monde, et toute la communauté se retrouve pour la veillée. Le rythme des journées est aussi changé. Certains dorment pour aider à passer les longues journées sans boire ni manger, d’autres vont à la mosquée. Un espace de prière est aménagé.

 

L’Aïd est jour de fête et démarrage d’une nouvelle année. La journée se passe à cuisiner, manger, se rendre visite, se laver, se raser, se faire élégant. Les deux communautés qui voisinent à la Beer House et que le ramadan n’avait pas réussi à rapprocher, les Africains et les Syriens, finissent par faire la fête ensemble.

 

 

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