Calais est pleine de maisons vides. Certaines appartiennent à la mairie. Il y a plein de gens à la rue. Des militants ont investi l’une d’elle et en ont fait un lieu ouvert à ceux qui sont à la rue. Deux différences avec les autres squats. Le lieu est en bon état, et il n’est pas possible d’expulser en prenant un arrêté d’insalubrité. Une occupante a donné son identité, elle est donc convoquée au jugement et peut ainsi se défendre.

Résultat du jugement le 18 juillet dernier : la mairie est déboutée de sa demande d’expulsion, parce que la maire de Calais ne bénéficiait pas d’une délégation du conseil municipal lui permettant d’engager les poursuites.

Mais avant ça, combien d’expulsions suite à des procédures irrégulières, parce que les occupants n’ont pas décliné leur identité et qu’il n’ont pas eu la possibilité de se défendre devant le tribunal avec l’aide d’un avocat ?

 

 

 

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