La demande d’asile est entrée dans le quotidien calaisien avec l’ouverture d’un bureau pour le dépôt des demandes d’asile à la sous-préfecture de Calais en juin 2009, moment où toutes les associations se sont mises à faire de l’information sur la demande d’asile, et où un nombre plus important de personnes se sont trouvées bloquées sans pouvoir passer aussi rapidement que par le passé.

 

Les choses ont depuis été chaotiques, entre l’absence d’hébergement ou l’accueil dans les conditions précaires de l hébergement ‘d’urgence, le harcèlement policier, les expulsions de squats et de campements. Il s’agit dans ce chaos de comprendre les enjeux de la demande d’asile et ce que l’on attend de vous, de faire un récit de vie en deux ou trois semaines selon la procédure, être convainquant à un entretien, faire appel dans les délais, comparaitre devant un tribunal (la Cour Nationale du Droit d’Asile).

 

Les choses ont empiré à partir de juin 2012 avec la fermeture de l’antenne du HCR à Calais, dont le personnel aidait à l’accompagnement des demandeurs d’asile. Il n’est plus resté que deux salariés, un à France Terre d’Asile et l’autre au Secours catholique, jusqu’à ce que France Terre d’Asile arrête à son tour. La règle – sans base légale – étant que les demandeurs d’asile soient accompagnés en sous-préfecture par une association, le délais d’accès au guichet est passé à un, puis deux, puis trois mois en novembre, par engorgement des associations.

 

L’information et l’accompagnement sont repris par la plate-forme régionale gérée par l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration), selon a cahier des charges nationale très minimaliste. La plate-forme régionale arrête sa tâche à l’arrivée de la réponse de l’OFPRA, et ne comprend pas le recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile, pour lequel les demandeurs se trouvent livrés à eux-mêmes. Le Secours catholique continuera à accompagner certains demandeurs.

 

On est bien loin d’un accès équitable à la procédure d’asile.

 

 

 

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