Comme c’était prévisible, la structure d’accueil des mineurs isolés étrangers ouverte à Saint-Omer est pleine. Le dispositif n’a pas seulement accueilli les mineurs isolés rencontrés dans les jungles, il a servi de dispositif d’accueil de tous les mineurs isolés étrangers se rencontrant dans le département en lieu et place des structures de droit commun.

Aux mineurs des jungles ne sont plus proposés que cinq jours de mise à l’abri, dans l’attente qu’une place se libère. On retrouve donc dans les squats et jungles des mineurs qui souhaitent rester en France (le conseil général n’a jamais envisagé de mesure de protection pour les mineurs qui ne souhaitent pas rester en France).

Bien entendu, France Terre D’Asile n’informe pas les mineurs de leur droit à être protégés et de la possibilité de saisir le juge pour enfants. Les intervenants disent simplement qu’il n’y a plus de place.

On trouve aussi dans les squats des mineurs en grande détresse qui ne vont pas forcément au devant de France Terre D’Asile pour demander une mise à l’abri.

Comme c’était prévisible, le dispositif hors droit commun, une fois saturé, sert surtout à éloigner les mineurs de l’accès à leurs droits, France Terre D’Asile jouant le rôle de filtre, déchargeant le département de ses responsabilités.

 

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