Mercredi 22 mai, expulsion du squat des Égyptiens à Calais, sans relogement. Depuis, ils sont expulsés de lieu en lieu au fur et à mesure qu’il trouvent à s’abriter.

 

 

 

Ce dimanche, un incendie se déclare dans un bâtiment vide de la rue des Quatre-Coins, où une partie des expulsés se sont installés.

 

 

 

Comment s’éclairer, quand on n’a pas d’électricité, si ce n’est à la bougie ? Comment se chauffer et cuisiner, quand on n’a ni chauffage, ni gaz, ni électricité, sinon en trouvant du bois et en allumant un feu ?

 

 

 

Trouver un abri pour la nuit et pour le jour, trouver de l’eau pour boire, se laver et cuisiner, trouver du bois pour se chauffer et chauffer de l’eau et de la nourriture : une activité quotidienne pour les exilés, exclus de conditions de vie décentes.

 

 

 

Et parfois, l’accident. Comme cet incendie meurtrier à Lyon dû à une bougie, quelques jours après que la mairie ait coupé l’électricité dans un squat où vivaient des familles avec enfants. Ou comme celui de Calais, qui n’a heureusement pas fait de victimes, qui survient après une série d’expulsions.

 

 

 

Cessons la traque des exilés et utilisons les outils existants pour créer des conditions d’accueil décentes, et ce genre d’accident ne se reproduira plus.

 

 

 

 

 

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