Depuis plus de 20 ans (Amnesty International attirait déjà l’attention sur la situation à la frontière britannique en 1986), des enfants se trouvent parmi les exilés de Calais et du littoral. Certains avec leurs parents, parfois très jeunes, des nourrissons ou des enfants de 3 ou 5 ans. D’autres sont là sans leurs parents, des adolescents de 16 ou 17 ans, mais souvent aussi des jeunes de 10 ou 12 ans.

    Ils partagent le sort des autres exilés : le dénuement matériel dans les squats et les « jungles », la violence des expulsions, les violences de la police et les arrestations à répétition. Dans le contexte de chasse à l’homme que Calais connait à nouveau depuis quelques jours, ils sont, comme les adultes, dans la tourmente.

    Depuis plus de vingt ans, aucune action à la mesure du phénomène ni adaptée à la situation n’a été mise en place par les pouvoirs publics. Seuls les mineurs qui font le choix de rester en France ont accès à une protection. Le nouveau centre d’accueil que France Terre d’Asile est en train d’ouvrir à Saint-Omer ne change pas cette problématique de fond, qui fait que la plupart des jeunes restent sans protection, même s’il améliore les choses en proposant un accueil mieux adapté et une prise de contact avec les jeunes sur le terrain.

    Et ce qui peut se faire en dehors de cela repose sur l’initiative de citoyens qui ouvrent leur porte, à leurs risques et périls du point de vue pénal.

    Hier 28 septembre, le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies organisait une « journée de débat général sur les droits de tous les enfants dans le contexte des migrations internationales ». Des contributions de la société civile étaient demandées en amont.

    La Marmite aux Idées a envoyé le 9 septembre sa contribution sur la situation des mineurs à Calais et dans la région.

Publicités