Sous le coup de 7h du matin, le lieu aménagé pour la distribution des repas a été évacué. Depuis la vague d’expulsion de mai – juin dernier, de plus en plus d’exilés s’abritaient là sous les auvents. Ils étaient environ 80 au moment de l’expulsion, qui a eu lieu sous une pluie battante. Les personnes ont pu emporter un minimum d’affaires personnelles, le reste, ainsi que les couvertures, sacs de couchage et autres, a été emmené à la déchetterie, à charge pour les associations de les récupérer sous la pluie.

La plupart des personnes présentes, une soixantaine, ont été arrêtées. Certaines ont été relogées, dix-neuf ont été placées en rétention, principalement des Afghans. La plupart ont été libérées dans la soirée, avec un rappel à la loi concernant l’occupation irrégulière du lieu.

En application des textes européens, il n’est plus possible de placer en garde-à-vue quelqu’un seulement pour séjour irrégulier. Du coup, la police manque de temps pour faire les démarches permettant le placement en rétention. Mais il est souvent possible de placer en garde-à-vue pour d’autres raisons, comme ici l’occupation d’un terrain.

Les associations ont appelé à un rassemblement le soir devant le lieu de distribution des repas. Les exilés ont décidé de bloquer la rue pendant deux heures, ce qu’ils ont fait avec le soutien des associatifs. La police s’est contenté de dévier la circulation, puis, la pluie se faisant insistante, de poser des barrières et de se retirer.

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