En juillet, des manifestations pour obtenir vérité et justice sur la mort de Noureddine, retrouvé le 7 juillet dans un canal à Calais, ont eu lieu à Londres, Düsseldorf et Bruxelles.

Le 7 août, une marche a eu lieu à Calais en mémoire de Noureddine, rassemblant une cinquantaine de personnes, exilés, militants de No Border, et quelques membres d’associations calaisiennes. Commencée dans une ambiance bon enfant, la manifestation a arpenté le centre-ville, avant de se diriger vers la mairie, où quatre militante qui étaient montées comme simple touristes dans le beffroi ont déployé une banderole « Justice pour Noureddine ».

C’est alors que l’attitude la police a basculé dans la violence. Un policier s’est saisi d’un djembé (plusieurs manifestants en ont joué pendant la marche), et en a frappé un manifestant à la tête, lui ouvrant le cuir chevelu. Les images vidéo montrent un policier qui ne présente aucun signe d’énervement, porte son coup, puis monte sans se pressé dans un véhicule avec deux collègues et s’esquive. Face à lui, des manifestants filment et prennent des photos de manière visible. Son attitude donne l’impression d’un total sentiment d’impunité.

Un autre manifestant est saisi, plaqué au sol par six policiers et emmené en garde-à-vue. Les quatre militantes qui ont accroché la banderole dans le beffroi ont été arrêtées brutalement et emmené en garde-à-vue, où elles ont été battues. L’une d’elle en est sortie avec une main cassée, une autre présentait des hématomes et des ecchymoses du haut en bas des deux bras, montrant le caractère systématique des violences infligées. Là encore, rien n’est fait pour rendre moins visibles les mauvais traitements, ce qui donne l’impression d’un total sentiment d’impunité.

 

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