Dans la nuit du 6 au 7 juillet, le corps d’un jeune demandeurs d’asile soudanais est retrouvé dans le canal, près de la gare.

La police diffuse aussitôt à la presse sa version des faits : Noureddine aurait volé le téléphone portable d’une jeune fille, se serait enfuit poursuivi par un ami de celle-ci, serait tombé à l’eau par accident et se serait noyé.

Cette version est basée uniquement sur les témoignages de cette jeune femme et de son ami, sans qu’aucune enquête complémentaire soit faite.

La communauté soudanaise s’est réunie trois jours d’affilée et a manifesté devant le commissariat de police, devant la mairie et sur les lieux du décès, pour demander vérité et justice.

Après avoir tenté d’intimider les manifestants, la police a fait pression sur la famille pour qu’elle face rapatrier le corps au Soudan sans délais. Pour la laisser ouverte la possibilité d’une autopsie, refusée par le procureur, la famille a dû accepter que le corps de Noureddine soit enterré à Calais.

Son oncle a porté plainte pour que l’enquête puisse être réouverte.

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