Pour Calais, les Jeux olympiques se traduisent par un déploiement policier exceptionnel. La « menace » à laquelle il est sensé répondre est floue comme à l’ordinaire, mêlant de manière démagogique hooliganisme, terrorisme et immigration irrégulière.

Pourtant, comme le proclame un site mis en place par le Conseil régional spécialement pour les Jeux, Le Nord – Pas-de-Calais accueille le monde.

Pourtant, selon l’article 13 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Et c’est bien en violation de ce droit que la police française empêche les personnes de quitter le territoire français.

Pourtant Calais est, depuis 20 ans et de manière aggravée depuis la fermeture de Sangatte, saturée de violence et de déni de droit. Malgré le changement de gouvernement, contrôles au faciès, arrestations répétées des mêmes personnes, destructions des effets personnels, incursions dans les squats à toute heure du jour et de la nuit, violences verbales et physiques continuent.

Les habitants de Calais ont besoin d’apaisement, d’un retour à l’État de droit, et de réponses enfin sérieuses aux difficultés sociales et économiques qu’ils rencontrent.

Passées les deux semaines de jeux, que restera-t-il aux Calaisiens et aux exilés venus sur leurs rivages en quête d’une vie meilleure, qui aille dans le sens du respect de leur dignité et de meilleures conditions de vie ?

Poudre aux yeux et psychose sécuritaire, est-ce donc la seule réponse qui nous est proposée aux réalités du présent et aux défis de l’avenir ?

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