En raison de la forte pression policière qui s’exerce depuis deux mois, chassés de lieu en lieu, ils sont 70 à 80 exilés à avoir trouvé refuge sous les auvents du lieu aménagé pour la distribution des repas et sous les arcades d’un bâtiment voisin.

Des rumeurs ont couru concernant leur expulsion pour le début des Jeux olympiques. Cette expulsion n’a finalement pas eu lieu – en tout cas pas au jour d’aujourd’hui. Jusqu’où devons-nous nous en féliciter ?

Rappelons que l’État n’a pas tous les droits et qu’il a aussi des devoirs. L’obligation d’héberger les demandeurs d’asile – une partie de ces 70 à 80 personnes qui dorment dehors sont des demandeurs d’asile. L’obligation de protéger les mineurs – une partie sont mineurs. L’obligation d’assurer l’hébergement d’urgence de toutes les personnes à la rue, quelle que soit leur situation administrative.

La question est donc de sortir de la rue ces personnes.

Nous avons une opportunité à Calais pour faire un premier pas : l’hôpital a changé de locaux, les anciens bâtiments sont déserts et tout-à-fait aptes à accueillir ces personnes. Ça pourrait être une solution transitoire, le temps que des solutions pérennes soient mises en place, création de places en CADA (Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile), solutions de protection pour les mineurs, quel que soit leur projet, mise en place d’une capacité d’hébergement d’urgence répondant aux besoins.

L’État et les collectivités locales sont-ils prêts à venir autour de la table et à en discuter ?

 

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