Une quinzaine de personnes sont étés arrêtées au petit matin à l’ancienne douane et au lieu de distribution des repas. Il y en avait quelques-uns qui avaient leurs documents italiens en règle, et ils ont étés emmenés au commissariat de Coquelles quand même.

Quand je faisais le cours d’anglais au jardin à coté de la douane, il y a eu une bagarre a cause d’un verre du thé renversé sur quelqu’un. En quelques de secondes il y avait 10 personnes qui en frappaient une autre avec des ceintures. J’ai arrêté le cours d’anglais pour essayer de les arrêter. Je me suis approchée du minibus du Secours Catholique, pour demander aux bénévoles ou employées la raison de la bagarre. Elles m’ont répondu qu’elles ne savaient pas, qu’ils allaient se calmer tous seuls, et que s’ils ne se calmaient pas je devrais appeler la police. Ensuite elles sont parties, alors qu’il y avait un Malien qui saignait beaucoup de sa tête. On a demandé pourquoi ils se bâtaient comme ça et doucement ils se sont calmés. Je me suis sentie un peu nulle parce qu’il y avait beaucoup de sang et je ne savait même pas si on devait tout suite couvrir la blessure, ou mettre de l’eau, le temps qu’on attendait une voiture des No Borders qui l’emmènerait à l’hôpital. La voiture est arrivée 5 minutes après et il a été emmené aux urgences où il a eu dix points de suture.

L’entassement, l’insalubrité et la pression policière aux premières heures du matin créent une ambiance de plus en plus tendue.

Deux nouvelles femmes d’origine Érythréenne avec un bébé de deux ans sont arrivées nouveaux sur Calais. Elles m’ont dit qu’elles dormaient dans un hôtel et qu’elles allaient demander l’asile le lendemain.

 

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