Depuis l’évacuation du squat de l’Université, la vie des migrants a été une errance continue. Quelques-uns sont partis se cacher dans les environs de Calais. D’autres ont trouvé abri à la Palestine House, le plus ancien squat de Calais, qui est maintenant menacé d’être fermé.

Comme l’état de ce squat est une ruine absolue, résultat d’une démolition partielle en essayant de préserver la façade, il n’y a pas de place pour tout le monde qui a été délogé de l’Université, et les maisons de l’autre côté du terrain ont été aussi occupées. Tout de suite et à plusieurs reprises, elles ont été évacuées, finalement toutes les fenêtres ont été fermées avec des plaques métalliques et une alarme a été mise dans les appartements.

Les maisons étaient habitées surtout par des Iraniens, qui ont essayé depuis lors, sans succès, une dizaine d’endroits différents, délogés à chaque fois dans les 24h.

En désespoir de cause, ils se sont installés au lieu de distribution des repas. Pendant deux semaines, il a plu à verse, donc ils dormaient sous la pluie, mangeaient sous la pluie, et se couchaient le soir dans des couvertures trempées. Avec le temps ils se sont installés un peu en mettant une bâche pour se protéger en partie du vent et de la pluie. Après, avec des palettes ils ont réussi à lever les sacs de couchage du niveau du sol qui est en pente et laisse courir la pluie.

Alors, vendredi dernier la police  est venue avec des camions de la mairie pour detruire le camp en disant que c’est la loi et qu’ils ne peuvent pas dormir là pour que la distribution de repas se passe mieux. Ils ont aussi arrêté 5 personnes.

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