Inquiétude.

Inquiétude devant la violence de cette campagne de l’entre-deux-tour, notamment s’agissant d’immigration.

Inquiétude sur la manière dont la violence des propos risque de se traduire sur le terrain au lendemain de l’élection, par des violences réelles sur les personnes.

S’agira-t-il demain de nouvelles destructions de squats et de campements, pour rendre les exilés invisibles avant les Jeux olympiques de Londres ? D’expulsions tous azimuts, y compris vers des pays en guerre comme l’Afghanistan ou le Soudan, ou des dictatures comme l’Érythrée ou l’Iran ? Sachant que la loi Besson sur l’immigration a réduit le pouvoir de contrôle des juges français, et qu’il est maintenant plus difficile de saisir la Cour européenne des droits de l’homme, qui était le « sauveur en dernier recours » en cas de violation du droit international.

Ou le dialogue pourra-t-il être renoué, pour rechercher des solutions réelles à des questions réelles, et éloigner les fantasmes et la violence ?

Pour une part, la réponse dépend de nous, les associations solidaires avec les exilés. Au vu des programmes de candidats et du ton de la campagne, il est clair que c’est à nous d’interpeler, de proposer, de peser, au besoin d’imposer, pour les choses changent.

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