Nicolas Sarkozy avait renoncé à venir à Calais avant le premier tour. Calais est pour lui le symbole d’un double échec, celui du « travailler plus pour gagner plus », et celui de la fermeture du centre de Sangatte.

Premier ministre depuis cinq ans, vous êtes confronté à la même situation : personne n’est prêt à vous croire sur parole.

La ville est minée par le chômage et les fermetures d’entreprises.

Dix ans de chasse aux exilés n’ont laissé que les séquelles de traitements inhumains et dégradants.

Le 16 avril, nous adressions une lettre ouverte à François Hollande, que nous concluions par quelques mesures qui nous semblent les prémisses d’une autre politique, nécessaire :

« Le changement à Calais, c’est :

  • le départ des CRS dont la présence depuis 10 ans aggrave la violence ;

  • une enquête indépendante sur les exactions qui ont été commises ces 10 dernières années au nom de l’État, et et des poursuites à l’encontre des responsables ;

  • le retour à l’État de droit ;

  • un accueil respectueux des droits fondamentaux des personnes, quelle que soit leur situation administrative ;

  • un examen ouvert de la situation des personnes évitant de les enfermer dans des situations insolubles de clandestinité. »

Ces mesures s’imposent tout autant si Nicolas Sarkozy remportait l’élection. Nous vous remercions de les lui transmettre.

Nous n’attendons pas de promesse ou d’engagement – mais des actes.

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