Ce lundi 23 avril, la Bunderbank, la banque nationale allemande, a publié un rapport estimant que l’Allemagne avait besoin de 200 000 nouveaux immigrés par an, pour répondre aux besoin de l’économie (http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/04/23/l-economie-allemande-a-besoin-de-200-000-immigres-de-plus-par-an_1689888_3234.html). D’autres études sur le sujet ont été réalisées pour l’Union européenne et pour différents pays européens, qui aboutissent aux même conclusions.

L’an dernier, des universitaires lillois ont rendu un rapport à la demande du Ministère des affaires sociales. Il concluait que les immigrés apportent plus à la France, en impôts et en cotisations payés, qu’il ne lui coûtent en prestations et en services. D’autre part, les transferts d’argent des immigrés vers leurs pays d’origine représentent quatre fois plus que le montant de l’aide publique au développement. La migration enrichit donc à la fois le pays d’accueil et le pays d’origine.

On pourrait citer d’autres exemples, qui ne viennent pas d’associations pour les droits de l’homme et la liberté de circulation, mais d’organismes officiels et généralement peu suspects d’humanisme – la Bundesbank est un pilier de l’orthodoxie budgétaire en Europe.

Quel contraste avec les propos de campagne ! Dans quel monde vivent les politiques ? Tout à la chasse aux voix du Front national, Arnaud Montebourg parle de consensus entre le PS, l’UMP et le FN sur l’immigration (http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/24/immigration-quand-montebourg-evoque-un-consensus-ps-ump-fn_814026). Ce n’est pas seulement scandaleux moralement et humainement, mais c’est aussi inquiétant dans une froide logique d’efficacité de voir des politiques perdus un monde de slogans, sans contact aucun avec la réalité.

Est-ce qu’il n’est pas temps que les politiques s’intéressent à la réalité ? Est-ce qu’il va falloir encore attendre cinq ans ?

 

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